« Faire le baron », c'est l'expression qui colle bien au monde politique. Si l'on suit l'expression dans le site http://www.expressio.fr, le maître du web en la matière, faire le Baron c'est "faire le complice dans une arnaque, un jeu truqué." tiens, tiens ! Ou, par
extension, jouer le faire-valoir (de quelqu'un). L'histoire de l'expression est donc la suivante :
"Dans un bonneteau, un jeu de rue destiné à gruger le passant (retrouver la bonne carte, savoir sous quel bol se trouve l'objet caché...), le
baron est typiquement celui qui fait le naïf, le faux joueur qui emporte facilement la mise et incite ainsi l'observateur à tenter sa chance... et à se faire avoir.
L'arbre généalogique de notre 'baron' est plutôt intéressant, car on arrive à le faire remonter assez loin en s'aidant pour cela du "Dictionnaire
des argots" de Gaston Esnault.
Au commencement était le 'contre' qui, dans l'argot du XVIIIe siècle, désignait le compère qui dans une arnaque incitait une cible à participer
(et à se faire plumer).
L'origine de cette appellation vient probablement des jeux de cartes où un joueur, par son jeu, incite un autre à jouer aussi pour le
contrer.
Puis, à la fin du XIXe siècle, et sans perdre son sens, ce 'contre' est devenu 'comte' par déformation verbale dans les basses couches de la
population fréquentant les lieux propices aux escroqueries. Enfin, au tout début du XXe, le 'comte' s'est transformé en 'baron', peut-être par simple plaisanterie, mais peut-être aussi sous
l'influence du 'barone' italien qui signifie 'fripon'."