Lundi 20 février 2012
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Lors du dernier Conseil Municipal de Bourges, du vendredi 17 février, Je suis intervenu sur la
future Maison des Merlattes à la Chancellerie, question que j'avais demandée de mettre à l'ordre du jour en questions diverses. Et contrairement à ce que est
écrit à l'ordre du jour « locaux associatifs des Merlattes », je préfère l'expression Maison des Merlattes !
En effet, le règlement de cette Maison associative, rue Henri Moissan à la Chancellerie, a été
réalisée sans concertation avec la population et les structures associatives, ce qui avait été le cas pour le Hameau de la Fraternité, mais a été présentée notamment dans le journal municipal et
le site internet de la ville je cite comme « la Maison des Associations du Nord ».
Les associations attributaires avaient tout lieu d'être satisfaites. Quand elles ont pris
connaissance des projets de convention et de règlement intérieur envisagés, elles ont dû vite déchanter. Un nombre considérable de prescriptions, de mise en garde ou d'interdictions pour aboutir
à des charges locatives comprenant l'entretien des locaux communs, la consommation d'eau, d'électricité et de gaz, sans oublier la taxe d'habitation et la taxe d'enlèvement d'ordure ménagère, le
fonctionnement, le contrôle et l'entretien de l'alarme du bâtiment. Ce dernier poste, d'ailleurs, est de la responsabilité légale du bailleur et non du locataire. Au bout du compte, la provision
demandée était de plus de 63 € par m2 pour l'année alors que dans le voisinage, les locataires payent pour leur consommation de chauffage, d'eau, d'électricité, de gaz et pour l'entretien des
parties communes trois ou quatre fois moins cher.
Dans une configuration d'occupation permanente, il est demandé rue Gambon une simple
participation aux frais d'entretien fixée pour l'année 2012 à 5,80 € par m2, la consommation de chauffage et d'éclairage étant à la charge de l'occupant. Pour ce montant, on y bénéficie, en
outre, du service de deux agents administratifs et de deux gardiens et d'une femme de service. Avec en plus, de multiples services dont la mise à disposition de matériel pour utilisation
sur place : projecteur, rétroprojecteur, téléviseur, différents matériels vidéos, sonorisation mobile avec micro sans fil, photocopieur, présentoirs, points-phone, borne Wifi... une
logistique associative non négligeable.
Un local, rue Gambon, occupée en permanence coûte à son occupant, y compris avec ses
consommations EDF pour l’éclairage et le chauffage, de l’ordre de 15 € par m2 et par an.
Les associations ont rencontré vos services à plusieurs reprises, hier en dernier lieu. Elles
étaient d'autant plus troublées que la Maison des Associations de la rue Gambon, à Bourges, offre depuis l'année 2000 des locaux meublés et équipés, ce qui n'est pas le cas aux Merlattes, les
locaux privatifs étant remis vides.
De la réunion d’hier, il semble que des lignes ont bougé mais l’alignement sur le mode de
fonctionnement de la rue Gambon est refusé. Le motif invoqué, c’est que le service ne serait pas le même du fait que les attributaires de la rue Gambon ne peuvent accéder aux locaux le soir
ni le dimanche. Le service supplémentaires de deux gardiens, de deux agents administratifs et d’une femme de ménage, du mobilier et du matériel audio-visuel n’est pas pris en
compte.
L’immeuble de la rue Henri-Moissan étant raccordé au chauffage urbain, les associations
seraient astreinte à en payer le coût 24 h sue 24. Les associations y sont domiciliées mais leurs dirigeants n’y demeurent pas. Il ne serait pas équitable qu’elles soient tenues responsables
financièrement d’une occupation supérieure à 35 h par semaine.
Les associations de la rue Henri-Moissan pourraient accepter de payer une participation
forfaitaire fixée par le conseil municipal comme pour tous les autres locaux et qui pourrait être pour 2012 de 15 € par m2 pour l’année.
Dans un contexte de crise, les associations restent le dernier bouclier social des habitants sur
les quartiers sensibles. Il ne faut pas briser cette chaîne sociale et républicaine en imposant des règles différentes de celles du Centre Ville.
Si les conditions d'accès au service municipal de soutien à la vie associative ne sont pas les
mêmes sur tout le territoire de la Ville de Bourges, cela contreviendrait au principe de l'égalité de tous devant le service public. Monsieur le Maire, j'en appelle donc à l'égalité et l'équité
de traitement de ces associations pour la future Maison des Merlattes qui doit être intégrée comme une véritable extension de la Maison des Associations de Bourges.