Partager l'article ! Bourges : une conseillère démissionne !: Le conseil municipal de Bourges n'est pas une version de "la vie est un long fleuve tranquille". ...
Hassen Chébili,
conseiller municipal de Bourges
conseiller communautaire de Bourges Plus
hassen.chebili@gmail.com
« Faire le baron », c'est l'expression qui colle bien au monde politique. Si l'on suit l'expression dans le site http://www.expressio.fr, le maître du web en la matière, faire le Baron c'est "faire le complice dans une arnaque, un jeu truqué." tiens, tiens ! Ou, par extension, jouer le faire-valoir (de quelqu'un). L'histoire de l'expression est donc la suivante :
"Dans un bonneteau, un jeu de rue destiné à gruger le passant (retrouver la bonne carte, savoir sous quel bol se trouve l'objet caché...), le
baron est typiquement celui qui fait le naïf, le faux joueur qui emporte facilement la mise et incite ainsi l'observateur à tenter sa chance... et à se faire avoir.
L'arbre généalogique de notre 'baron' est plutôt intéressant, car on arrive à le faire remonter assez loin en s'aidant pour cela du "Dictionnaire des argots" de Gaston Esnault.
Au commencement était le 'contre' qui, dans l'argot du XVIIIe siècle, désignait le compère qui dans une arnaque incitait une cible à participer
(et à se faire plumer).
L'origine de cette appellation vient probablement des jeux de cartes où un joueur, par son jeu, incite un autre à jouer aussi pour le
contrer.
Puis, à la fin du XIXe siècle, et sans perdre son sens, ce 'contre' est devenu 'comte' par déformation verbale dans les basses couches de la population fréquentant les lieux propices aux escroqueries. Enfin, au tout début du XXe, le 'comte' s'est transformé en 'baron', peut-être par simple plaisanterie, mais peut-être aussi sous l'influence du 'barone' italien qui signifie 'fripon'."
Le Rond-point de l'Histoire
Le futur rond point de la rue Félix Chédin sera baptisé en l'honneur des Harkis. Un rond point tout à fait symbolique pour un point important d'Histoire de France : un point d'interrogation sur
l'interdiction de rapatriement en 1962 de De Gaulle par des notes secrètes de Louis Joxe, ministre d'Etat, et du Général Ailleret; un point d'exclamation sur le massacre des Harkis aux portes
d'Alger; et des points de suspension sur l'accueil des familles dans des camps de transit.
Il est tout fait normal que sur un lieu public que l'hommage soit rendu. Dans le cimetière de l'Histoire, celui de Saint-Lazarre accueille déjà deux stèles de mémoire cachées des berruyers.
Réparation morale devait être faite pour nos parents qui ont tout sacrifié.
Le rond-point des Harkis sera bientôt inauguré permettant ainsi de tirer un trait sur l'Oubli et le Silence.
A gauche comme à droite, certains responsables politiques pétent les
plombs. Le dernier en date, Georges Frêche, président PS sortant de la Région Languedoc-Roussillon a considéré que Fabius "n'avait pas une tête bien catholique". Les socialistes ont attendu bien
tardivement pour éjecter leur vieil ami de Montpellier. Georges Frêche n'en est pas à sa première. Il s'est déjà fait remarquer en traitant les Harkis de "sous hommes" et en soulignant que
l'équipe de France de Football avait trop de Noirs... Si la Rose n'est pas "Frêche", il ne faut pas nous prendre pour des "péripatéticiens" même si la France a la "RéPublique" !
Bussereau, le ministre du train déraille !
D. Bussereau, ministre du transport, déraille sur le Poliquement incorrect en comparant les centristes Modem ayant rejoint S. Royal à des Harkis. Malgré ses excuses, il a rejoint le camp Frêche.
Il faudrait bien qu'à l'UMP, au PS et aux partis dits républicains, qu'on ne fasse pas des dérapages des habitudes, que l'on ...ne fasse pas le mariage des idées des extrêmes. La Démocratie ce n'est pas des maux qu'on crassie.
Gauguin, Renoir, Matisse, Dufy... les rues des peintres célèbres de la Chancellerie reprennnent jour après jour des couleurs. A l'image de la rue Paul Cézanne, les habitants peuvent garer leurs voitures en toute tranquillité. Les services de la ville de Bourges ont effectué des travaux de tracé et d'aménagement de places de parking. Le maire de Bourges qui s'est rendu sur place avant l'été a tenu ses engagements pour faciliter la vie des habitants. Et même si le commissariat a quelques fois "la peau lisse" pour mettre des PV, il vaut mieux à l'avenir ne pas mélanger les pinceaux dans la rue Paul Cézanne, et confondre un pare-brise et un tableau.
Madame le
Préfet, toujours les PV sur Bourges. Le 14 juillet s'annonce comme un feu d'artifices de PV sur les quartiers nord de Bourges. Rues Paul Cézanne, Raoul Dufy... les Agents de la Police Nationale
se sont transformés, le temps d'un été comme des artificiers de lanceurs de PV sur des populations les plus modestes. Agir contre la délinquance, la drogue, la violence routière... les citoyens
le comprennent bien et sont favorables à une police de proximité. Comme je l'ai dit, Madame le Préfet, à force d'agir contre les honnêtes gens et laisser le terrain libre aux vrais délinquants,
on va passer de l'abstention à l'abstinence électorale... Pour les Régionales, les cantonales, il faudra bien réfléchir !Le conseil municipal de Bourges n'est pas une version de "la vie est un long fleuve tranquille". A l'ordre du jour, il est prévu 31 délibérations, donc un conseil municipal court. Le maire de Bourges va officialiser le départ d'une conseillère municipale de "sa majorité". La démission de la conseillère municipale ne peut passer inapperçu à deux ans des prochaines échéances électorales locales. L'apparence de l'équipe de la majorité municipale est trompeuse car au sein de ses rangs, l'esprit d'équipe n'y est plus et on se garde bien de faire passer une image de division interne. L'équipe de 2008 "Bourges Notre Force" s'essouffle, seuls les maire-adjoints s'y accrochent pour des raisons... euh politiques et... financières. Le mérite en revient donc aux conseillers municipaux qui dans l'ombre de ces maires-adjoints assurent le "Service Après Vote" électoral en remplaçant le maire et les maires-adjoints dans des représentations purement "bouche trou". Ainsi, les places de basket dans les loges, les cartes VIP du printemps de Bourges et bien d'autres avantages ne sont pas réservés aux conseillers municipaux. Et oui, la responsabilité de conseiller municipal est limitée, c'est une mission symbolique où l'on sert de fusible. Un seul choix est donc possible : "se taire ou démissionner". On peut rester même seul dans ce conseil municipal et de choisir de ne pas se taire. J'ai fait ce choix de rester et de garder les pieds sur terre. Je salue cette conseillère municipale qui choisit une autre voie de quitter l'équipe municipale dans le silence.