Partager l'article ! Maison des Merlattes : égalité associative !: Lors du dernier Conseil Municipal de Bourges, du vendredi 17 février, Je suis intervenu sur la ...
Hassen Chébili,
conseiller municipal de Bourges
conseiller communautaire de Bourges Plus
hassen.chebili@gmail.com
« Faire le baron », c'est l'expression qui colle bien au monde politique. Si l'on suit l'expression dans le site http://www.expressio.fr, le maître du web en la matière, faire le Baron c'est "faire le complice dans une arnaque, un jeu truqué." tiens, tiens ! Ou, par extension, jouer le faire-valoir (de quelqu'un). L'histoire de l'expression est donc la suivante :
"Dans un bonneteau, un jeu de rue destiné à gruger le passant (retrouver la bonne carte, savoir sous quel bol se trouve l'objet caché...), le
baron est typiquement celui qui fait le naïf, le faux joueur qui emporte facilement la mise et incite ainsi l'observateur à tenter sa chance... et à se faire avoir.
L'arbre généalogique de notre 'baron' est plutôt intéressant, car on arrive à le faire remonter assez loin en s'aidant pour cela du "Dictionnaire des argots" de Gaston Esnault.
Au commencement était le 'contre' qui, dans l'argot du XVIIIe siècle, désignait le compère qui dans une arnaque incitait une cible à participer
(et à se faire plumer).
L'origine de cette appellation vient probablement des jeux de cartes où un joueur, par son jeu, incite un autre à jouer aussi pour le
contrer.
Puis, à la fin du XIXe siècle, et sans perdre son sens, ce 'contre' est devenu 'comte' par déformation verbale dans les basses couches de la population fréquentant les lieux propices aux escroqueries. Enfin, au tout début du XXe, le 'comte' s'est transformé en 'baron', peut-être par simple plaisanterie, mais peut-être aussi sous l'influence du 'barone' italien qui signifie 'fripon'."
Le Rond-point de l'Histoire
Le futur rond point de la rue Félix Chédin sera baptisé en l'honneur des Harkis. Un rond point tout à fait symbolique pour un point important d'Histoire de France : un point d'interrogation sur
l'interdiction de rapatriement en 1962 de De Gaulle par des notes secrètes de Louis Joxe, ministre d'Etat, et du Général Ailleret; un point d'exclamation sur le massacre des Harkis aux portes
d'Alger; et des points de suspension sur l'accueil des familles dans des camps de transit.
Il est tout fait normal que sur un lieu public que l'hommage soit rendu. Dans le cimetière de l'Histoire, celui de Saint-Lazarre accueille déjà deux stèles de mémoire cachées des berruyers.
Réparation morale devait être faite pour nos parents qui ont tout sacrifié.
Le rond-point des Harkis sera bientôt inauguré permettant ainsi de tirer un trait sur l'Oubli et le Silence.
A gauche comme à droite, certains responsables politiques pétent les
plombs. Le dernier en date, Georges Frêche, président PS sortant de la Région Languedoc-Roussillon a considéré que Fabius "n'avait pas une tête bien catholique". Les socialistes ont attendu bien
tardivement pour éjecter leur vieil ami de Montpellier. Georges Frêche n'en est pas à sa première. Il s'est déjà fait remarquer en traitant les Harkis de "sous hommes" et en soulignant que
l'équipe de France de Football avait trop de Noirs... Si la Rose n'est pas "Frêche", il ne faut pas nous prendre pour des "péripatéticiens" même si la France a la "RéPublique" !
Bussereau, le ministre du train déraille !
D. Bussereau, ministre du transport, déraille sur le Poliquement incorrect en comparant les centristes Modem ayant rejoint S. Royal à des Harkis. Malgré ses excuses, il a rejoint le camp Frêche.
Il faudrait bien qu'à l'UMP, au PS et aux partis dits républicains, qu'on ne fasse pas des dérapages des habitudes, que l'on ...ne fasse pas le mariage des idées des extrêmes. La Démocratie ce n'est pas des maux qu'on crassie.
Gauguin, Renoir, Matisse, Dufy... les rues des peintres célèbres de la Chancellerie reprennnent jour après jour des couleurs. A l'image de la rue Paul Cézanne, les habitants peuvent garer leurs voitures en toute tranquillité. Les services de la ville de Bourges ont effectué des travaux de tracé et d'aménagement de places de parking. Le maire de Bourges qui s'est rendu sur place avant l'été a tenu ses engagements pour faciliter la vie des habitants. Et même si le commissariat a quelques fois "la peau lisse" pour mettre des PV, il vaut mieux à l'avenir ne pas mélanger les pinceaux dans la rue Paul Cézanne, et confondre un pare-brise et un tableau.
Madame le
Préfet, toujours les PV sur Bourges. Le 14 juillet s'annonce comme un feu d'artifices de PV sur les quartiers nord de Bourges. Rues Paul Cézanne, Raoul Dufy... les Agents de la Police Nationale
se sont transformés, le temps d'un été comme des artificiers de lanceurs de PV sur des populations les plus modestes. Agir contre la délinquance, la drogue, la violence routière... les citoyens
le comprennent bien et sont favorables à une police de proximité. Comme je l'ai dit, Madame le Préfet, à force d'agir contre les honnêtes gens et laisser le terrain libre aux vrais délinquants,
on va passer de l'abstention à l'abstinence électorale... Pour les Régionales, les cantonales, il faudra bien réfléchir !Lors du dernier Conseil Municipal de Bourges, du vendredi 17 février, Je suis intervenu sur la future Maison des Merlattes à la Chancellerie, question que j'avais demandée de mettre à l'ordre du jour en questions diverses. Et contrairement à ce que est écrit à l'ordre du jour « locaux associatifs des Merlattes », je préfère l'expression Maison des Merlattes !
En effet, le règlement de cette Maison associative, rue Henri Moissan à la Chancellerie, a été réalisée sans concertation avec la population et les structures associatives, ce qui avait été le cas pour le Hameau de la Fraternité, mais a été présentée notamment dans le journal municipal et le site internet de la ville je cite comme « la Maison des Associations du Nord ».
Les associations attributaires avaient tout lieu d'être satisfaites. Quand elles ont pris connaissance des projets de convention et de règlement intérieur envisagés, elles ont dû vite déchanter. Un nombre considérable de prescriptions, de mise en garde ou d'interdictions pour aboutir à des charges locatives comprenant l'entretien des locaux communs, la consommation d'eau, d'électricité et de gaz, sans oublier la taxe d'habitation et la taxe d'enlèvement d'ordure ménagère, le fonctionnement, le contrôle et l'entretien de l'alarme du bâtiment. Ce dernier poste, d'ailleurs, est de la responsabilité légale du bailleur et non du locataire. Au bout du compte, la provision demandée était de plus de 63 € par m2 pour l'année alors que dans le voisinage, les locataires payent pour leur consommation de chauffage, d'eau, d'électricité, de gaz et pour l'entretien des parties communes trois ou quatre fois moins cher.
Dans une configuration d'occupation permanente, il est demandé rue Gambon une simple participation aux frais d'entretien fixée pour l'année 2012 à 5,80 € par m2, la consommation de chauffage et d'éclairage étant à la charge de l'occupant. Pour ce montant, on y bénéficie, en outre, du service de deux agents administratifs et de deux gardiens et d'une femme de service. Avec en plus, de multiples services dont la mise à disposition de matériel pour utilisation sur place : projecteur, rétroprojecteur, téléviseur, différents matériels vidéos, sonorisation mobile avec micro sans fil, photocopieur, présentoirs, points-phone, borne Wifi... une logistique associative non négligeable.
Un local, rue Gambon, occupée en permanence coûte à son occupant, y compris avec ses consommations EDF pour l’éclairage et le chauffage, de l’ordre de 15 € par m2 et par an.
Les associations ont rencontré vos services à plusieurs reprises, hier en dernier lieu. Elles étaient d'autant plus troublées que la Maison des Associations de la rue Gambon, à Bourges, offre depuis l'année 2000 des locaux meublés et équipés, ce qui n'est pas le cas aux Merlattes, les locaux privatifs étant remis vides.
De la réunion d’hier, il semble que des lignes ont bougé mais l’alignement sur le mode de fonctionnement de la rue Gambon est refusé. Le motif invoqué, c’est que le service ne serait pas le même du fait que les attributaires de la rue Gambon ne peuvent accéder aux locaux le soir ni le dimanche. Le service supplémentaires de deux gardiens, de deux agents administratifs et d’une femme de ménage, du mobilier et du matériel audio-visuel n’est pas pris en compte.
L’immeuble de la rue Henri-Moissan étant raccordé au chauffage urbain, les associations seraient astreinte à en payer le coût 24 h sue 24. Les associations y sont domiciliées mais leurs dirigeants n’y demeurent pas. Il ne serait pas équitable qu’elles soient tenues responsables financièrement d’une occupation supérieure à 35 h par semaine.
Les associations de la rue Henri-Moissan pourraient accepter de payer une participation forfaitaire fixée par le conseil municipal comme pour tous les autres locaux et qui pourrait être pour 2012 de 15 € par m2 pour l’année.
Dans un contexte de crise, les associations restent le dernier bouclier social des habitants sur les quartiers sensibles. Il ne faut pas briser cette chaîne sociale et républicaine en imposant des règles différentes de celles du Centre Ville.
Si les conditions d'accès au service municipal de soutien à la vie associative ne sont pas les mêmes sur tout le territoire de la Ville de Bourges, cela contreviendrait au principe de l'égalité de tous devant le service public. Monsieur le Maire, j'en appelle donc à l'égalité et l'équité de traitement de ces associations pour la future Maison des Merlattes qui doit être intégrée comme une véritable extension de la Maison des Associations de Bourges.